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Domaine Les Terres Promises – Jean-Christophe Comor

Domaine Les Terres Promises – Jean-Christophe Comor

Au domaine des Terres Promises, au bout du chemin de la Persévérance, un matin d’octobre 2013 où le soleil s’affiche timidement, nous rencontrons Jean-Christophe Comor.

En comparant ses bottes à nos chaussures, il statue rapidement sur le fait que nous ne sommes pas équipés pour arpenter les vignes. Les citadins s’habillent en fonction du moment et à ce moment là, il fait beau dans le Var. Mais le sol est détrempé…

L’homme n’a que peu de temps à nous consacrer; dans l’arrière-cour, son entourage s’affaire à percer une (prestigieuse) barrique (bourguignonne) dans laquelle il souhaite réaliser une expérience avec les grappes les plus tardives. C’est intriguant !

Le contexte dans lequel nous nous rencontrons en dit plus long sur l’homme et son travail que tout ce que nous pourrions en dire dans cet article. C’est d’ailleurs l’exacte tonalité que Jean-Christophe souhaite donner à notre rencontre. « On ne parle pas assez des vins » nous lâche-t-il.

Nous sommes d’accord, c’est vrai, on ne parle pas assez des vins, mais on ne parle pas non plus assez de la terre où sont nés les hommes qui travaillent les raisins de la terre.

L’homme a les yeux bleu profonds, d’un bleu aussi dense que celle d’une mer troublée par une grande marée.

Ses racines, c’est de Toulon qu’elles proviennent, à une trentaine de minutes de ce lieu qui marrie la beauté du coteau au charme des couleurs automnales, quand la vigne devient bronze, que les feuilles s’assèchent aux bordures, l’hiver approche à pas de velours.

Nous sortons d’une maisonnette où se trouvent les bouteilles stockées et une pièce où nous viendrons par la suite finir de déguster des vins du domaine.

 

La dégustation (environ 15 jours/ 3 semaines après les récoltes)

La dégustation débute avec une cuvée 100% carignan blanc, une découverte en ce qui nous concerne. La couleur est celle du pastis ! Le goût est atypique et étonnant mais il nous plait. Impossible de retrouver son nom…

L’Analepse : Carignan blanc (peu usité) et Clairette, élevage en barrique. Un vin très surprenant et très expressif, qui ne ressemble à aucun autre lui non plus. Presque une expérimentation. Une belle rondeur, très agréable à boire.

À bouche que veux-tu : ugni blanc et vermentino, le nom lui va si bien…

A ma guise : un rouge primeur tout en plaisir, assemblage de carignan, grenache, cinsault, clairette… Un vrai vin de soif comme on les aime.

L’antidote : 100% carignan, un cépage qui décidément peut être surprenant. Belle fraîcheur aromatique, jolis tanins, belle structure. Le grand frère de A Ma Guise en quelque sorte.

L’Alibi : syrah et grenache forment un bouquet incroyable de fruits qui remplit le palais pour ensuite laisser poindre un tannique qui, comme le dit son auteur, laisse à penser que ce vin est une Andalouse. Aguicheur mais pas volage : il ne se livre pas au premier coup. Un vin qui aimera la carafe, voire même quelques années de garde.

L’abracadabrantesque : Mourvèdre et Carignan pour ce vin charpenté mais équilibré. On réalise à quel point nous sommes dans le Var, pas si loin de Bandol et tout près de la Sainte-Baume.

Au Hasard et Souvent : un magnum à croquer, composé de Mourvèdre et Carignan encore une fois, tout en fruits avec toujours cette fraîcheur si typique du domaine.

Autrement et Encore : encore une cuvée uniquement disponible en magnum, dont le nom est inscrit à la main par le vigneron lui-même. Composé de très vieux cinsault. On y trouve toujours les fruits et la fraîcheur mais avec une belle densité cette fois. On en a déjà bû, mais c’était il y a longtemps.

L’apesanteur : Grenache, Cinsault et Carignan, non dosé, il a tout pour plaire. C’est d’ailleurs par lui que nous finirons. C’est un rosé pétillant, une vraie tuerie qu’on glougloute sans soif, juste pour le plaisir et éminemment festif grâce aux bulles.

Vous lirez ça et là que Jean-Chistophe est un ancien conseiller politique, qu’il a tout quitté de cette vie pour faire du vin. Tout ça est vrai et c’est tout ce qui compte à présent pour lui et pour notre plaisir. Quand la passion est le moteur d’une vie, le résultat ne peut être que bon. 

3 Kommentare

  1. clementi dit

    Que cet article est mal écrit. C’est mauvais mauvais mauvais. Un style empatté, risible, qui nuit à l’article de fond tellement c’est lourd :
     » L’homme a les yeux bleu profonds, d’un bleu aussi dense que celle d’une mer troublée par une grande marée. « 

    • Jean-Hugues dit

      Bonjour Julie,

      Vous avez entièrement raison, c’est mauvais !
      Pourtant, d’habitude, nous ne faisons pas trop dans la prose. Mais il faut croire que nous n’étions pas en forme le jour de la visite.
      Allez, promis, la prochaine fois on fait mieux.

  2. derazout dit

    moi j’ai lu ça goulûment; il faut dire que j’aime bien les vins des terres promises; c’est ça qui est important! et pourquoi critiquer ceux qui osent
    moi je dis bravo

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